Les villes / 2010

Un mur aux trois-quarts peint, une volée de marches qui s’interrompt dans le vide, des associations insolites de couleurs criardes; les habitants ont pris possession de leur ville en habillant murs et escaliers de graffitis divers. Valparaiso s’étend sur les collines dans un désordre parfait. C’est un bric à braque de tôle rouillée, de mauvaises herbes, pavés, briques et ordures. Les pavillons de banlieue et les chalets côtoient des bicoques faites de rien, accrochées à la colline, comme suspendues à un fil. On en vient à se demander si les câbles électriques qui pendent en tous sens ne sont pas là pour faire tenir la ville tant elle semble fragile.