Oman / 2020

“Oman, impressions” est un carnet de voyage paru aux Éditions Magellan & Cie en 2020. Les aquarelles de Géraldine Garçon et les photographies de Daniel Mielniczek, réalisées lors d’une résidence artistique, illustrent le quotidien omanais : les petites mains du centre-ville, l’animation du souk, le lien privilégié avec la mer et l’identité bédouine bien vivace malgré une aspiration à la modernité que rien ne semble pouvoir arrêter.

Mascate. Au matin, une fine pellicule de sable recouvre les pare-brises, sorte de givre local. Inlassablement, des armées de balayeurs dépoussièrent les grandes dalles de marbre et tentent de remettre le désert à sa place. Par endroit, la ville s’étend jusqu’au pied des dunes. Les jours de pluie, ces mêmes armées de balayeurs chassent les flaques en cadence, chorégraphie loufoque pour repousser l’eau jusqu’à la mer…

Alibaba

Alibaba semble ne pas se soucier de vendre. Inlassablement, il présente ses trésors aux curieux avec une gaieté toute enfantine. Son magasin est dans la famille depuis plusieurs générations et il a constitué un véritable musée dans un coin de l’échoppe où il conserve des pièces rares et précieuses. Alibaba arbore un énorme kandjar éclatant, un poignard recourbé qui lui barre la ceinture et exige de lui de terribles contorsions pour regagner sa place derrière le comptoir. Chaque jour il déplace et époussette des centaines d’objets, de la camelote vendue au kilo, et toutes sortes de curiosités, sous le regard amusé des célébrités épinglées au mur, Kate Moss en princesse des mille et une nuits, le prince Harry, et des ministres par dizaine. Mais la vraie célébrité ici au souk de Matrah c’est lui, Alibaba.

Le terrain de foot de Yiti, Les hauteurs de Mutrah, Les boutres à Sur

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