
Caras, livre de gravure édité à dix exemplaires
Voici une galerie de portraits anonymes croqués dans les marchés, aux terrasses des cafés ou sur les bancs publiques, un hiver à Barcelone. Dans ces petits formats cadrés serrés, la masse dense et duveteuse du carborundum s’impose en contrepoint des lignes ciselées de l’eau forte. Comme dans une précédente série intitulée Parisiens, ces portraits jouent sur l’épure.
« Caras » a reçu le prix Marie et Léon Navier, décerné par la fondation Taylor en 2025. Un livre sous forme de leporello compilant cette série de huit estampes a été édité à 10 exemplaires. Merci à ma copine Roser Sales Noguera pour son accueil chaleureux et ses conseils avisés.


la casquette et Señora, eau-forte et carborundum




la tresse, au soleil, le bonnet et lunettes noires
« Avec un art de la suggestion indéniable, Géraldine Garçon propose à travers ces visages en gros plan des êtres du quotidien traduits par des entailles profondes ou légères. Un tracé appuyé dessine les contours de ces portraits fortement expressifs. Chaque être semble dans son monde intime, indifférent aux autres. Géraldine Garçon s’est inspirée de Bonnard, Vuillard ou Valloton autant que d’Hokusaï ou Hiroshige dans cette recherche de refléter le quotidien, elle réalise une synthèse de leur démarche dans une création puissante où le caractère de chaque être s’inscrit dans l’expression du visage. Grande voyageuse, elle a réalisé de nombreux carnets d’eaux-fortes, souvenirs des différentes atmosphères découvertes en Turquie, Croatie, Oman. Entre un trait souple et appuyé et le blanc sur support laissé vierge par endroits, Géraldine Garçon compose une galerie de portraits symboles de l’humanité. »
Nicole Lamothe


l’homme taciturne et le marchand
